« Qu’à jamais j’oublie » de Valentin MUSSO

Informations :

Titre : qu’à jamais j’oublie

Auteur : Valentin Musso

Éditeur : Seuil

Nombre de pages : 320 pages

Format  et prix : broché 19 € / numérique 13.99 €

Date de publication : 6 mai 2021

Genre : polar

Résumé :

Et si votre famille n’était pas celle qu’elle prétendait être ?

Nina Kircher, une sexagénaire, veuve d’un photographe mondialement célèbre, passe quelques jours dans un hôtel de luxe dans le sud de la France. Soudain, elle quitte la piscine où elle vient de se baigner pour suivre un homme jusqu’à son bungalow puis, sans raisons apparentes, elle le poignarde dans un enchaînement inouï de violence, avant de s’enfermer dans un mutisme complet.

Pour tenter de comprendre cet acte insensé, son fils Théo, avec lequel elle a toujours entretenu des relations difficiles, n’a d’autre choix que de plonger dans le passé d’une mère dont il ne sait presque rien. De Paris à la Suisse en passant par la Côte d’Azur, il va mener sa propre enquête, jusqu’à découvrir des secrets inavouables et voir toute sa vie remise en question…

L’histoire bouleversante d’une femme décidée à prendre en main son destin.
Un suspense redoutable qui vous manipule jusqu’à la dernière page.

Mon avis :

Voilà un polar psychologique qui dépote !

Tout commence dans un hôtel de luxe en Avignon. Nina, la soixantaine, épie un couple au bord de la piscine. Elle suit l’homme jusqu’à son bungalow, sonne, et….le poignarde en le laissant pour mort. Les secours et les policiers la retrouvent prostrée dans un coin de la chambre. Elle ne dira plus un mot, entrant dans un état mutisme total.

Lorsqu’il est prévenu, son fils, Théo, photographe, tombe des nues et cherche tout naturellement à comprendre. Qui est cet homme poignardé ? Connaissait-il sa mère ? Si oui, pourquoi l’a-t-elle agressée si sauvagement ? Théo va s’enfoncer peu à peu dans le passé de sa mère, discrète, veuve à 25 ans, jamais remariée. Avec l’aide de Maud, sa tante, il va creuser et s’apercevoir qu’il ne connaît rien ou presque de sa mère. De découverte en scoop, il va dresser le portrait d’une femme au passé plus que trouble. Les pièces du puzzle vont peu à peu prendre leurs places. Or, déterrer le passé comporte le risque de se détruire, car la vérité n’est pas toujours bonne à connaître.

Valentin embarque le lecteur dans la quête de Théo. Je me suis totalement prise au jeu, moi aussi je voulais connaître le lien entre Nina et cet homme. Le suspense est à son comble, les indices distillés donnent des semblant de réponses, mais ce n’est pas suffisant, il faut continuer. La construction est implacable, alternant passé et présent, le rythme en devient imparable, pas si intense que cela, mais où l’ambiance si particulière nous pousse à tourner les pages, encore et encore. Tous les ingrédients sont bien réunis pour passer un super moment de lecture !

Ce roman plonge le lecteur dans une réflexion très pertinente sur le poids des secrets familiaux. On en vient à notre tour, à réfléchir sur nos proches, sur notre famille. Est-elle aussi « clean » qu’on le pense ? De la France à la Suisse, les pratiques que j’ai découverte (les institutions pour jeunes filles en difficulté) m’ont glacé le sang. Sous des aspects totalement charitables, se cachent en réalité les vices les plus sournois. Quand on pense que ce genre d’institution fonctionnait encore au début des années 80, mon estomac se révulse. Je remercie Valentin de mettre en lumière ces pratiques totalement méconnues. Le travail de recherches à été considérable.

La fin est bluffante. Je me suis laissée surprendre, et je tire mon chapeau à l’auteur pour avoir trouvé un final aussi éblouissant. Bravo !

La plume de Valentin est très fluide, riche, maîtrisée, rigoureuse et agréable. J’apprécie toujours autant de retrouver ses récits.

Un roman que je vous conseille, vous pouvez y aller les yeux fermés.

« Je n’ai jamais eu de grandes maximes définitives sur l’existence, mais en quittant la prison je ne peux m’empêcher de penser aux souffrances que le silence de ma mère a provoquées dans nos vies ; et je me dis que, à tout prendre, il vaut mieux risquer de blesser les autres en parlant qu’en se taisant. »

Je remercie Les Éditions Seuil et BePolar pour cet envoi.

#quàjamaisjoublie   #ValentinMusso  #Seuil

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En bref :

Ce qui m’a poussé à ouvrir ce livre : l’auteur ! Valentin est un auteur que j’affectionne beaucoup.

Auteur connu : j’ai eu la chance de le rencontrer à plusieurs reprises lors de salons.  J’ai lu plusieurs de ses romans, vous pouvez retrouver ma chronique de  « Un autre jour » .

Émotions ressenties lors de la lecture : de l’angoisse, de la colère, je me suis révoltée à plusieurs reprises. Du dégoût, de l’empathie pour toutes ces jeunes filles, pour Théo, pour Nina. L’envie de savoir. De l’espoir, et de la confiance par rapport à l’avenir.

Ce que j’ai moins aimé : RAS

Les plus : le sujet, méconnu est bien détaillé, les personnages, le côté psychologique, la plume, la fin.

Une réflexion sur “« Qu’à jamais j’oublie » de Valentin MUSSO

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