« Le chalet » de Catherine COOPER

 

sonia boulimique des livres

Titre : Le chalet

Auteur : Catherine Cooper

Éditeur : L’Archipel

Nombre de pages : 320 pages

Formats et prix : broché 22 € / numérique 15.99 €

Date de publication : 17 novembre 2022

Genre : thriller psychologique

 

blog littéraire

1998. Deux frères, Will et Adam, emmènent leurs petites amies respectives dans une station de ski huppée des Alpes françaises. Un jour, les deux frères partent faire du hors-piste. Mais, au retour, l’un d’eux manque à l’appel…
2020. Deux couples ont loué dans cette même station un chalet de luxe. Quatre personnes liées, d’une façon ou d’une autre, à l’homme disparu une vingtaine d’années plus tôt. Quatre personnes qui toutes cachent des secrets.
Et, dans l’ombre, quelqu’un connaît la vérité sur ce drame du passé. Quelqu’un qui attend son heure pour frapper.
Dans ces montagnes glaciales, l’expression  » cold case  » n’a jamais aussi bien porté son nom…
Un suspense dans la lignée des romans de Ruth Ware.

 

chroniques littéraires

Un petit séjour dans un chalet luxueux au cœur des Alpes, ça vous tente ? A vous le ski, le jacuzzi, le bol d’air frais. Bon, il faudra juste éviter un ou deux cadavres par ci-par là sur la piste noire, mais rien de bien insurmontable ! Malgré le fait que le ski et moi, ça fait bien deux, je déteste ça, je suis entrée facilement dans l’histoire et me suis prise au contexte. J’avoue que j’avais un peu peur de cela, mais non.

1998. Deux frères, Will et Adam, en vacances sur la station, sont déterminés à skier hors piste malgré le temps maussade et le blizzard. Accompagnés de deux guides, ils descendent la montagne avec une visibilité quasi nulle et c’est le drame : un seul des frères revient. L’autre n’a jamais été retrouvé. On peut penser qu’il a du être congelé. Il n’y a plus qu’à attendre la fonte des neiges…C’est ce qui arrive malheureusement en station…Des gens disparaissent, et les corps sont retrouvés au printemps…

« En réalité, ce qu’on appelle « le Couloir noir » n’est pas un couloir à proprement parler, plutôt une pente raide et étroite – officiellement, c’est du hors-piste, d’accord, mais vraiment tranquille tant qu’on sait où on va, comme moi. On s’élance du sommet et on redescend jusqu’au point de départ du télésiège, rien de bien sorcier : pas de randonnée, pas de peaux de phoque à enfiler, donc pas de quoi s’inquiéter outre mesure. »

Notre récit de situe majoritairement en 2020. Hugo Redbush et sa femme, Ria, ont loué un chalet de luxe dans la station où a eu lieu le drame de 1998 pour des vacances associant travail et détente. En effet, ils accueillent Simon, avec qui Hugo souhaite s’associer, sa femme, Cass, et leur petit bébé, Indigo.

Les personnages sont intrigants. On ne peut pas dire que le couple Hugo – Ria soit très équilibré. Une certaine tension existe entre eux, Ria est assez dédaigneuse envers Hugo. Le lecteur prend très vite conscience qu’elle cache quelque chose. Simon, lui, est d’une arrogance sans égale. Ce qu’il a pu m’agacer celui-ci ! Nous retrouvons le même schéma dans le passé, avec Will et Adam  séjournant au chalet avec leurs copines Louisa et Nell. Louisa étant méprisée car de condition sociale plus modeste que les autres.

La construction du roman s’est révélée intéressante, toujours à la première personne du singulier, le « Je » représentant alternativement Ria, Hugo et Adam dans le présent, Louisa et Will en 1998. Le récit ressemble donc plus à un témoignage, comme si chaque personnage donnait sa version de l’histoire et offrait des perspectives différentes au lecteur. Des détails apparaissent au goutte à goutte et des secrets sont révélés, insufflant un rythme assez rapide et une lecture plutôt compulsive.

L’intrigue est parfaitement dosée, la plume de l’auteure est fluide, addictive, intense.

Le cadre est magnifique, l’ambiance du chalet est chaleureuse, avec ses plaids en fourrure et son jacuzzi. Mais Catherine est là pour nous rappeler que la montagne, aussi belle soit-elle, peut très vite se transformer en quelque chose de sinistre et de mortel, un peu comme certains des personnages, finalement. « Le chalet » a cet attrait classique d’Agatha Christie : un meurtre et un petit groupe de suspects, confinés ensemble dans un cadre évocateur, chacun soupçonnant l’autre. Le vernis de nos personnages, leur servant à paraître civilisés, se craquelle vite, les esprits sont mis à rude épreuve.

« Le chalet » est un thriller brillant et un brin claustrophobique que je vous conseille pour vous tenir compagnie pendant ces froides soirées d’hiver qui se profilent.

Je remercie Mylène et les Éditions L’Archipel pour cette lecture.

« Pendant tant d’années, j’ai réussi à mener une vie normale en croyant que j’avais échappé au passé. Même s’il n’y a pas eu un jour sans que j’aie peur qu’on vienne frapper à ma porte pour me dire que la vérité avait été découverte. »

#CatherineCooper    #LArchipel    #Lechalet

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Ce qui m’a poussé à ouvrir ce livre : attirée par la couverture, par les mots « le crime parfait ». Le résumé a achevé de me convaincre.

Auteur connu : Catherine Cooper est journaliste, passionnée par la montagne et le ski (qui s’en serait douté?). « Le chalet » est son premier roman. Pas le dernier, j’espère !!

Émotions ressenties lors de la lecture : peur, angoisse, curiosité, agacement, effroi. 

Ce que j’ai moins aimé : RAS

Les plus : le cadre, l’ambiance, les personnages, la narration, la plume, le rythme, la fin.

Si je suis une âme sensible : on est dans du thriller psychologique, pas de violence donc.

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2 réflexions sur “« Le chalet » de Catherine COOPER

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