« La (pire) fête de l’année » de Sophie KINSELLA

sonia boulimique des livres

Titre : La (pire) fête de l’année

Auteur : Sophie Kinsella

Éditeur : Belfond

Nombre de pages : 360 pages

Formats et prix : broché 21 € / numérique  14.99 €

Date de publication : 1er juin 2023

Genre : chick-lit

blog littéraire

Après À charge de revanche ! et La Vie rêvée d’Ava, une nouvelle bombe de rire et d’émotion par la créatrice de l’inoubliable accro du shopping. Préparez-vous pour la pire fête de l’année !

Effie ne décolère pas. Son horrible belle-mère, Krista, a réussi à persuader son père de vendre la maison familiale, d’organiser une énorme fête de « dépendaison de crémaillère » et d’inviter toute la famille… sauf elle !
Passé le choc, Effie réalise une chose : si elle n’assiste pas à la fiesta, elle ne pourra jamais récupérer un souvenir auquel elle plus que tout : les poupées russes que sa défunte mère lui avait offertes. Ni une ni deux, Effie échafaude un plan. Elle sera bien présente, mais cachée…

Le début d’une soirée inoubliable où Effie, entre maladresses, accidents et autres catastrophes, pourrait bien apprendre quelques vérités soigneusement ignorées.

chroniques littéraires

Une lecture amusante, réconfortante et tendre autour de la famille.

Ah la famille. Pièce maîtresse de la vie de chacun. Que ferions-nous sans elle ?

Pour Effie, notre narratrice, la famille est sacrée. Malgré le divorce de ses parents, qui a été une dure épreuve pour Effie, elle trouve sa famille parfaite. Ou presque….Bon, il faut bien supporter la belle-mère, Krista. Voilà le grain de sable…D’ailleurs, la franchise d’Effie va provoquer une dispute, et la voilà brouillée avec son père….

Aussi, lorsque la maison familiale est vendue et qu’une fête d’adieu y est organisée, Effie n’est même pas invitée. Sauf qu’elle veut absolument récupérer ses poupées russes. Elle va donc profiter de la soirée pour s’introduire dans la maison, ni vu ni connu, récupérer ses poupées et filer. Sur le papier, le plan est idéal (quoique…), mais dans la réalité, je ne vous apprends rien en vous disant que tout va déraper !

« Je suis en noir des pieds à la tête. Pas le noir chic de rigueur dans une soirée. Le noir de Mission : impossible, comme il convient à mon affaire. Leggings, top, baskets et mitaines : ma tenue entière est noire. Je porterai aussi un béret, bien que nous soyons en juin. Je me sens hyper nerveuse. Au fait, si je réussis, je pourrais être le prochain James Bond. »

En se déplaçant de placards en grenier poussiéreux, en se planquant sous les meubles, Effie va sans le vouloir, espionner les conversations, et apprendre que sa famille n’est pas du tout ce qu’elle prétendait être. Il faut préciser qu’Effie porte des lunettes teintées de rose. Comme je l’ai souligné en début de chronique, elle croit qu’elle a la famille parfaite, elle n’est pas disposée à considérer que certaines relations se terminent et qu’il faut accepter que les gens changent. Parfois pour le pire, parfois pour le meilleur…

« C’est la débandade. Constatation pure et simple. »

Le récit avance rapidement, la thématique de la famille qui explose est à la fois drôle et touchante. Sophie en parle d’une manière attendrissante et capture parfaitement une famille en train de s’effondrer. Bien que toute l’histoire soit racontée sur une note assez légère, les éléments qui la compose suscitent la réflexion et font réfléchir sur la vie. J’ai particulièrement apprécié la liaison entre le trio de frères et sœurs, la façon dont chacun d’eux se retrouve, et comment leurs relations vont évoluer à travers des révélations surprenantes. Toutes les familles sont confrontées à des conflits, on se reconnait donc facilement à travers ce récit.

Sophie Kinsella ne déroge pas à sa règle : placer ses personnages dans des situations exaspérantes où ils font souvent des choix immatures et prévisibles. Effie est parfaite dans ce rôle ! J’ai levé les yeux au ciel à plusieurs reprises en me disant qu’elle courait droit à la catastrophe. C’est un personnage drôle, sympathique, têtu et déterminé, avec un brin d’inconscience. Elle est restée une grande ado dans son comportement.

« À travers l’ornement d’un dossier de chaise, je l’observe en essayant de deviner la direction qu’elle va prendre. À ma grande surprise, elle se contente de vérifier qu’elle est seule dans la pièce. Ensuite elle soulève sa robe, tire sa gaine et respire en poussant un grognement de soulagement. »

Les personnages entourant Effie sont chaleureux et authentiques. Le fait de parcourir la maison un peu à l’insu de tous donne une perspective différente à Effie. Sa sœur, Bean, a peut-être l’air courageuse, mais elle pleure quand elle pense que personne ne la regarde. Son frère, Gus, pourrait dire que tout va bien, mais ses appels téléphoniques privés paniqués suggèrent le contraire. Son ex, Joe, n’a pas tout à fait laissé le passé derrière lui.

La plume de Sophie est drôle, simple, agréable. Elle mélange savamment l’humour et le sérieux pour explorer la dynamique familiale sous un angle intéressant. Quel que soit notre âge, il est difficile d’accepter le divorce de nos parents et d’apprendre que leur relation n’est pas un conte de fées. Nous cachons tous des vérités difficiles aux personnes que nous aimons et, à certains égards, nous ne grandissons jamais vraiment.

Un roman léger et profond, une lecture parfaite pour les vacances, je vous le conseille !

« Notre famille ressemble à ce jeu d’adresse et de patience qui consiste à pencher dans tous les sens un plateau en plastique pour faire rouler des petites billes argentées dans les petits trous. L’opération semble impossible mais, si on se montre assez persévérant, on y arrive. Chacun des éléments finit par trouver sa place. »

Je remercie les Éditions Belfond et NetGalley pour cette lecture.

#Lapirefêtedelannée    #SophieKinsella    #Belfond  #NetGalleyFrance

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Ce qui m’a poussé à ouvrir ce livre : l’auteure ! Depuis « L’accro du shopping », je ne rate aucune sortie de Sophie.

Auteur connu : retrouvez les articles concernant Sophie et ses romans ici.

Émotions ressenties lors de la lecture : amusement, joie, exaltation, une belle palette d’émotions positives.

Ce que j’ai moins aimé : RAS

Les plus : les personnages, le thème de la famille, l’humour, la plume, la fin.

Si je suis une âme sensible : RAS

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4 réflexions sur “« La (pire) fête de l’année » de Sophie KINSELLA

  1. Allez hop encore un😂😂🤣🤣. Décidément je ne vais plus lire tes chroniques🤣🤣😂😂car cela me fais envie de le lire, mais c’est le but. Donc je vais le mettre de côté après avoir lu ceux que j’ai en attente pour les vacances. Merci pour tes efforts que tu nous partages. Bon week-end et gros bisous😘💕

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      1. Pareil !
        En fait je suis contente : c’est un bon Kinsella. Elle est inégale dans ses productions : le précédent je l’ai même abandonné ! Mais je suis tout de même une inconditionnelle de Sophie Kinsella depuis quoi…. vingt ans ?

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