Interview de Nathalie THOMAS-VERNEY

Présentation de l’auteur

Née à Montereau-Fault-Yonne, Nathalie Thomas-Verney, ancienne secrétaire de direction dans le milieu de la mode, puis responsable administrative au sein d’un organisme national à Paris, réside toujours en Seine et Marne, où elle a grandi.

Son premier roman, « L’exil », premier tome d’une saga intitulée « Chroniques Adaniennes », sort en 2016. Cependant, c’est après avoir remporté le concours d’écriture du château de La Motte Tilly en novembre 2016, avec sa nouvelle intitulée « Le dernier chant du rossignol », qu’elle décide de se concacrer à l’écriture du roman. C’est le début d’une formidable aventure qui durera neuf mois.

Depuis février 2018, Nathalie travaille à l’écriture de son prochain roman « Destins interdits » qui paraîtra dans le premier semestre 2019.

nathalie

 

 

Bibliographie

Photo 1 de couv

 

le dernier chant du rossignol

 

Tout d’abord, je remercie Nathalie d’avoir accepté ma demande !

Nathalie, qui êtes vous et quel a été votre parcours jusqu’à la parution du « dernier chant du rossignol » ?

Je suis une personne « comme tout le monde », née en Seine et Marne dans une famille de classe moyenne. J’ai une sœur aînée avec qui je m’entends très bien. En fait, nous sommes une famille très unie. Aujourd’hui, mes parents sont âgés alors, après avoir pris soin de nous pendant des années, c’est à nous, ma sœur et moi, de prendre soin d’eux.

Depuis mon adolescence, je lis beaucoup puis, je me suis mise à écrire mes propres histoires. Des nouvelles très courtes au tout début, puis, de plus en plus longues. A partir du moment où j’ai travaillé, j’avais beaucoup moins de temps pour écrire. Pendant plusieurs années, je n’ai plus écrit du tout.

Ce n’est qu’en 2015 que j’ai recommencé à écrire. Tout d’abord « L’Exil », le premier tome des Chroniques Adaniennes, un roman d’héroic fantasy, un style d’écriture que j’aime beaucoup, car il me permet de m’évader.

2016 fut une révélation pour moi avec la participation au concours d’écriture du château de La Motte Tilly. J’y avais présenté ma nouvelle « Le Dernier Chant du Rossignol ». Lorsque l’on m’a annoncé que j’avais remporté ce concours, je n’y croyais pas. Moi qui, jusqu’à présent, n’écrivais que pour moi, je me suis aperçue que d’autres aimaient mes histoires et ce fut un choc, une révélation. Encouragée par mon entourage, mais également par l’un des membres du jury, la nouvelle est devenue un roman.

Quelques mots pour présenter « le dernier chant du rossignol » et donner envie aux abonnés de le lire ?

Un amour interdit ;
Une amitié impossible ;
Un destin tragique.

Ce roman est le résultat d’un immense travail de recherches concernant le monde musical. Quelle a été votre méthode pour réunir tous ces éléments ? Et pourquoi le choix de ce thème si passionnant ?

Comme je le disais plus haut, le roman est le résultat d’une Nouvelle. Or, pour cette nouvelle, il y avait un thème imposé. Un grand écrivain avait proposé un début d’histoire. De celui-ci, les concurrents devaient rédiger leur Nouvelle. Ce début était :

– Croirez-vous que la petite Mirabelle de l’Opéra m’a volé mon duc ! se plaignit Mlle Jouvenot. C’est le deuxième, cette saison !
Il n’y avait pas tant de ducs, en France, capables de choyer les égéries à la hauteur de leurs mérites. Elles finiraient par se rabattre sur ces messieurs de la finance, c’était un scandale. Elles se lamentèrent sur le manque de moralité des sopranos, presque égal à celui du corps de ballet
.

Immédiatement, j’ai imaginé le milieu artistique de la fin du 19ème siècle, si riche, si passionnant. Les années 1890 ont été une mine d’or tant pour la musique que pour l’opéra. Seulement, j’avais plusieurs impératifs :

Respecter l’ambiance du château de La Motte Tilly.
Faire preuve d’imagination.
Trouver une « chute ».
La richesse du vocabulaire et des expressions.

J’ai donc dû replacer mon histoire en tout début du 20ème siècle avec la famille Rohan-Chabot, alors propriétaires des lieux. Par la suite, je me suis aperçue que ma nouvelle manquait de véracité et que de nombreuses choses ne pouvaient être inventées pour la crédibilité des personnages et des faits. C’est alors que j’ai pris mon courage à deux mains et que j’ai fait toutes mes recherches, que j’ai rencontré des gens formidables et passionnés qui m’ont expliqué leur art. Je peux dire qu’ils sont l’âme du roman, sans eux, « Le Dernier Chant du Rossignol » ne serait pas entier.

Comment avez vous bâti vos personnages ? Annabelle, Thomas, Dominique notamment ? Elaborez-vous des fiches avec le caractère de chacun ?

Je travaille toujours avec un plan du roman, ce qui me permet de placer les différents évènements. Bien entendu, ce plan évolue avec les évènements qui interviennent, mais j’essaie de m’y tenir.
Pour mes personnages, ils sont créés avant même la rédaction. Je ne fais pas de fiche, je sais comment ils sont dès le début, et je sais comment ils vont, eux aussi évoluer avec l’histoire. Annabelle, Thomas et Dominique sont issus de trois de mes amis dont le caractère est très similaire aux personnages du roman. Celui qui m’a inspiré Annabelle (oui c’est un garçon à la beauté androgyne) est un peu comme elle, il va de l’avant sans hésitation. Son frère, qui m’a inspiré Thomas, est plus posé, plus âgé aussi. Le garçon qui m’a inspiré Dominique est vraiment comme le personnage du roman. C’est un « leader » intelligent et humain. Faire le parallèle entre eux deux fut facile pour moi.

De quel personnage de votre livre êtes vous le plus proche ? 

Cécile de Rohan-Chabot. Cette femme, aristocrate, a une ouverture d’esprit bien en avance sur son temps. J’aime la partie où son époux, le comte de Rohan-Chabot, lui reproche son amitié avec la petite Annabelle, disant qu’elles ne sont pas de la même caste. Pourtant, Cécile restera fidèle à Annabelle jusqu’à la fin.

« Le Dernier Chant du rossignol » va concourir pour le prix littéraire de l’Orvannes le 14 octobre prochain. Comment vivez-vous cette expérience nouvelle et stressante ?

Je ne peux pas parler de stress. Je suis très heureuse que le roman ait été accepté par le jury. De grands noms concourent également donc, laissons faire le destin.

Quelle est votre routine d’écriture ?

J’écris quand je le peux. J’ai, à côté de l’écriture, un travail très prenant, et puis il y a ma famille. J’écris souvent le soir, voire la nuit, mais le matin, il est difficile de se lever… Généralement, j’écris avec un fond musical. Pour « Le Dernier Chant du Rossignol » j’écoutais beaucoup Claude Debussy, Frédéric Chopin et Gabriel Fauré. Leurs œuvres ont donné certaines des plus belles scènes du roman.

Y a t il des livres ou des personnalités qui vous ont inspirée dans votre travail d’auteur ?

Guy de Maupassant. Pour moi, il est l’auteur de son époque ; bien plus que Balzac il a su décrire son « monde », il a su parler de sujets tabous (pour le 19ème siècle bien entendu) tel son roman Bel Ami qui n’est autre que l’histoire de nos actuels gigolos.

Quels sont vos prochains projets ? Avez-vous un nouveau roman en tête ? Si oui, pouvez vous nous en dire un peu plus ? 

J’ai terminé la première écriture de mon prochain roman qui devrait paraître en 2019. Je dis première écriture car je retravaille toujours trois fois mes textes.
Ce roman s’appelle « Destins Interdits ». Volontairement, j’ai voulu changer de thème par rapport à mon précédent roman. J’ai eu beaucoup de mal à travailler sur une nouvelle histoire car « Le Dernier Chant du Rossignol » était si présent, en moi, que je n’arrivais pas à écrire sur autre chose. Il m’a fallu attendre le mois de février pour commencer à travailler sur « Destins Interdits ».
Ce roman est une histoire contemporaine. Il traite de la violence de la sexualité chez les adolescents. Mes deux personnages principaux qui se nomment Julian et Kentin sont issus de deux milieux différents. L’année de leur seize ans, tout va basculer pour eux
L’un Kentin Dumont de Givry (pour ceux qui ont lu « Le Dernier Chant du Rossignol » ce nom n’est pas inconnu puisque Rose, la danseuse étoile de l’opéra de Paris se nommait Dumont de Givry – Kentin est son descendant) est un garçon brillant, aristocrate, dont la beauté n’a d’égale que sa gentillesse et son intelligence.
L’autre, Julian, est un jeune délinquant, il est sans cesse en équilibre entre le bien et le mal, tantôt l’un, tantôt l’autre.
Deux destins qui n’auraient jamais dû se croiser, deux mondes qui n’auraient jamais dû se rencontrer et, par un tragique hasard, se sont retrouvés pour faire route vers leur avenir.

Quelques questions plus légères pour mieux vous connaître :

Un auteur (mort ou vivant) que vous souhaiteriez rencontrer ?

Guy de Maupassant, toujours lui.

Le livre que vous offririez à un parfait inconnu ?

Les Amours Interdites de Yukio Mishima 

Votre dernier coup de cœur littéraire ?

La Duchesse de Fontanges par Henri Pigaillem

Si vous deviez vous réincarner dans l’un de vos personnages, ça serait lequel et pourquoi ?

C’est une question difficile dans le sens où seul « Le Dernier Chant du Rossignol » est paru, donc je choisirai parmi les personnages de cette histoire.
Dominique pour son honnêteté et sa fidélité (en amitié, surtout pas en amour).

Votre recette de cuisine pour écrire :

A partir du moment où une personne, un lieu… fait battre mon cœur, alors je sais ce que je dois écrire. Je me suis longtemps retenue, par pudeur, d’écrire des scènes érotiques ; dans « Destins Interdits », j’ai oublié cette retenue et je pense que ma scène entre Julian et sa maîtresse est l’une de mes plus belles réussites. Pour écrire, il faut se libérer et ouvrir son esprit.

Le mot de la fin est pour vous :

Ne pas écrire pour l’argent ou la gloire, mais pour la joie de partager de belles histoires.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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