« Les suppliciées du Rhône » de Coline GATEL

Informations :

Titre : les suppliciées du Rhône

Auteur : Coline Gatel

Éditeur : le livre de poche

Nombre de pages : 416 pages

Format  et prix : poche 8,20 € / numérique 11,99 €

Date de publication : 5 mai 2021 (sorti en broché le 6 février 2019 chez Préludes)

Genre : thriller historique

Résumé :

Lyon, 1897. Alors que des corps exsangues de jeunes filles sont retrouvés dans la ville, pour la première fois des scientifiques partent à la recherche du coupable, mettant en pratique sur le terrain toutes les avancées acquises en cette fin de XIXe siècle.
Autopsies des victimes, profils psychologiques des criminels, voilà ce que le professeur Alexandre Lacassagne veut imposer dans l’enquête avec son équipe, mais sait-il vraiment ce qu’il fait en nommant à sa tête Félicien Perrier, un de ses étudiants aussi brillant qu’intrigant ?
Entouré d’Irina, une journaliste pseudo-polonaise, et de Bernard, un carabin cent pour cent janséniste, Félicien va dénouer, un à un, les fils enchevêtrés de cette affaire au cœur d’un Lyon de notables, d’opiomanes et de faiseuses d’anges. Jusqu’à ce que le criminel se dévoile, surprenant et inattendu, conduisant le jeune médecin au-delà de ses limites.

Mon avis :

Voilà comment rencontrer un auteur lors de conférences aux Quais du Polar m’a donné envie de découvrir son univers. Pourtant, si vous me suivez régulièrement, vous savez à quel point je suis hyper frileuse dès qu’il s’agit de thriller historique. Et vous savez quoi ? Je me suis REGALEE ! Je ne suis pas passée bien loin du coup de cœur !

Hiver 1897. Je vous emmène à Lyon faire la connaissance du Professeur Lacassagne, le fondateur de l’anthropologie criminelle. Il va former un groupe d’experts en investigation criminelle, composé de deux étudiants en médecine, Félicien Perrier et Bernard Lécuyer, ainsi que d’Irina Bergovski, une jeune journaliste polonaise installée à Lyon.

Le trio est chargé de retrouver un serial killer sévissant en plein cœur de Lyon. Des meurtres sordides sont commis, les victimes étant de très jeunes femmes vidées de leur sang. Leur seul point commun : avoir eu recours à une faiseuse d’ange peu de temps avant leur meurtre.

Le lecteur est embarqué dans une chasse aux indices, grâce à l’analyse des scènes de crimes, les autopsies, le profilage du tueur. C’est juste passionnant ! J’ai pris un pied phénoménal ! Le travail de recherche mené par Coline est absolument gigantesque. Elle nous plonge dans cet univers avec brio, j’ai adoré découvrir ce Lyon du XIXè siècle. C’est une ville que je connais bien, je m’y rend souvent depuis que je vis dans la Loire ; pour les Quais du Polar, déjà, et puis plusieurs fois dans l’année, que ce soit pour des formations professionnelles ou pour me promener. Avec cette lecture, j’ai sondé l’histoire de la ville, vécu comme les canuts, déambulé dans les traboules, j’ai même frémis sous les gestes précis d’une faiseuse d’ange. Les passages sur le bateau morgue ont assouvi ma curiosité morbide (😀).  L’ambiance et l’immersion étaient au rendez-vous, c’est indéniable, et c’est là toute la force de ce roman. Coline réussi même à nous faire sentir les odeurs ! J’ai plissé le nez à plusieurs reprises.

Et que dire des personnages ? Ils sont eux aussi brossés avec soin, ayant chacun une particularité, les rendant riches et uniques. Irina, par exemple, m’a permis de m’interroger sur la condition féminine de cette époque. En effet, elle est une femme libérée et têtue, ayant obtenu un certificat de travestissement pour porter des vêtements d’homme. Félicien se réfugie dans l’opium, comme beaucoup à cette époque. En effet, sa consommation récréative était très en vogue. Bernard et son côté janséniste m’a interpellé également.

La plume de Coline est riche, tout en restant accessible, fluide et immersive. La découpe du récit par journée d’enquête, avec de nombreux dialogues insuffle un rythme assez soutenu et accentue encore l’immersion. J’avais l’impression d’être le 4è larron ! La frontière entre le réel et la fiction existe bel et bien, mais Coline n’a de cesse de l’effacer au maximum, et c’est une réussite.

Ce roman a une suite, « Le labyrinthe des femmes », sorti depuis peu. Nickel ! Car je n’ai pas hésité une seule seconde à enchaîner !

Je vous conseille « Les suppliciées du Rhône » si vous êtes amateur de thriller historique, ou encore si vous souhaitez découvrir la capitale de Gaules sous un autre angle. Un régal !

« Le silence demandé se fit et Lacassagne, satisfait, pu enchaîner avec la sentence favorite qu’il distillait à chaque début de cours :  » Ayez toujours à l’esprit , chers futurs collègues, qu’une autopsie mal faite ne se recommence pas ». »

#ColineGatel  #lessuppliciéesduRhône #Préludes

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En bref :

Ce qui m’a poussé à ouvrir ce livre : j’ai rencontré Coline lors des deux dernières éditions des Quais du Polar. J’ai assisté a une conférence sur les origines de la médecine légale, ainsi qu’une virée dans les rues lyonnaises à la découverte de la médecine légale. Elle m’a donné envie de lire ses romans et de découvrir son univers. 

Auteur connu : je la suis de loin depuis 3 ans. Mais je n’avais pas encore franchi le pas de la lire. Et elle tombe direct dans mes auteurs à surveiller de près !!

Émotions ressenties lors de la lecture : peur, angoisse, doute, passion, curiosité, envie.

Ce que j’ai moins aimé : RAS

Les plus : le thème, la plume, l’ambiance, les personnages. 

Une réflexion sur “« Les suppliciées du Rhône » de Coline GATEL

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