« Elyette » de Thomas MARTINETTI

Informations :

Titre : Elyette

Auteur : Thomas Martinetti

Éditeur : auto-édition

Nombre de pages : 43 pages

Format  et prix : numérique 0,99 € (exclu Amazon)

Date de publication : 13 novembre 2021

Genre : nouvelle

Résumé :

Elyette est née dans les vignes de Bourgogne.
Effacée derrière ses deux sœurs, elle a dû attendre le grand amour pour briller enfin.
Mais Elyette réalise trop tard que l’homme qu’elle a épousé a pris le contrôle de sa vie.
Sa famille et le domaine lui échappent déjà.
Quelle issue lui reste-t-il ?
SIX FEMMES : UNE SEULE IDENTITÉ
SÉRIE DE NOUVELLES INÉDITES
Parce qu’on a usurpé son identité, volé sa vie et son nom, Emeline est devenue Margo.
Combien sont-elles à utiliser l’identité d’Emeline ?
Découvrez celles qui ont renoncé à leurs vies pour devenir Emeline.
Chacune a ses raisons, chacune a son secret.

Mon avis :

En 2020 je découvrais la plume de Thomas avec « Margo ». En attendant la sortie du tome 2, l’auteur nous propose une nouvelle, toujours sur le thème du changement d’identité. A préciser que cette nouvelle peut se lire tout à fait indépendamment.

Notre personnage principal s’appelle Elyette, elle va nous raconter comment elle est devenue Emeline.  Entre 2013 et 2017, nous allons assister à ce qui a fait basculer la vie d’Elyette. Et, pour les lecteur de Margo, cela nous permet d’entrevoir l’envers du décor par rapport au roman. Absolument passionnant !

Thomas nous embarque dans les vignobles de Bourgogne. Elyette gère le domaine familial avec ses deux sœurs depuis la mort de leur père. En se rendant à Vinexpo, le plus grand salon du vin au monde, Elyette fait la connaissance de Donatien, l’organisateur du salon. L’attirance réciproque nous porte à célébrer le mariage des deux jeunes gens. Sauf que Donatien n’est pas le mari idéal, loin de là. Il se révèle être un pervers narcissique, prenant insidieusement le contrôle de tous, ayant une emprise sur chaque membre de la famille. Violent avec Elyette, la jeune femme commence amèrement à regretter son choix de vie…

En une quarantaine de pages, Thomas réussi à captiver le lecteur, lui faisant découvrir un monde sentant bon les arômes des grands crus. La thématique du pervers narcissique fait frémir, les mots sont percutants, j’ai eu pitié d’Elyette, acculée, dos au mur, sans autre choix que de commettre l’irréparable. Sa transformation psychologique est intéressante. Entre le début du récit et le mot « fin », Elyette est devenue une autre personne, au propre comme au figuré.

Le lecteur ne peut s’empêcher de se poser de multiples questions au sujet de l’usurpation d’identité, du changement d’existence, combien sont-ils à oser franchir le pas ? N’y avez-vous d’ailleurs jamais pensé ? Perso, à plusieurs reprises ! Imaginez un peu, partir, tout quitter, tout effacer, tout recommencer ailleurs, une page vierge à réécrire ! Mais bon, quand j’imagine toute la logistique accompagnant une telle décision, franchement, ça fait peur !

J’ai retrouvé avec plaisir la plume de Thomas, concise, percutante et fluide, sa richesse et sa maîtrise des sujets abordés. Il arrive à planter une ambiance, à nous faire découvrir les vignobles français, et à nous faire frémir avec une tranche de vie bouleversante, le tout en si peu de pages. 

J’apprécie lire des nouvelles de temps en temps, c’est un genre qui m’épate à chaque fois. Il n’est pas donné à tout le monde d’écrire de bonnes nouvelles. Chaque phrase doit être pesée et minutieusement attachée aux autres. La nouvelle est un texte tricoté serré qui ne laisse pas de place aux éléments inutiles. Elle exige un sens aigu de l’économie et de la pertinence, mais elle demande aussi de savoir raconter de manière à garder l’attention des lecteurs à chaque instant. Et Thomas réussi tout cela à la perfection. J’ai hâte de découvrir les autres nouvelles qu’il est en train de nous concocter !

 Un mot de la couverture, qui est juste superbe. Elle attire vraiment l’œil et donne envie de se fondre entre les pages d' »Elyette ».

« La cave. Mon dernier sanctuaire. Pas celle où dorment les bouteilles destinées aux clients. La cave de mon père, qu’il tenait lui-même de son grand-père.

Un mélange d’odeurs et de terre humide, de vieilles pierres, et de moût de raisin séché. La terre battue étouffe le son de mes pas. Comme s’il ne fallait pas déranger les précieux flacons, endormis parfois depuis plusieurs décennies. »

Je remercie Thomas pour cette lecture.

#Elyette  #ThomasMartinetti

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En bref :

Ce qui m’a poussé à ouvrir ce livre : j’avais adoré « Margo ». Retrouver son ambiance dans « Elyette » m’a attirée. Et j’ai flashé pour la couverture !!

Auteur connu : voici le lien vers ma chronique de « Margo » , que j’avais eu la chance de découvrir via NetGalley.

Émotions ressenties lors de la lecture : peur, angoisse, déception, crainte, puis espoir, et une certaine satisfaction suite ua choix d’Elyette.

Ce que j’ai moins aimé : RAS

Les plus : la plume, l’ambiance, les personnages, le cadre situé dans les vignobles, la fin.

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