« Les couleurs du silence » de Delphine GIRAUD

sonia boulimique des livres

Titre : Les couleurs du silence

Auteur : Delphine Giraud

Éditeur : Fleuve Éditions

Nombre de pages : 312 pages

Format  et prix : broché 18.90 € / numérique 7.99 €

Date de publication : 12 mai 2022

Genre : littérature générale

blog littéraire

Depuis quelque temps, Lila, 24 ans, graphiste et passionnée de dessin, vit un amour de conte de fées avec Karl. Lorsqu’il lui propose de venir s’installer à Saumur avec lui, Lila accepte de quitter son village natal pour une belle et grande demeure. Mais au bout de quatre mois, elle se retrouve sans travail. Commencent alors de longues journées durant lesquelles elle essaie en vain de se lier avec le personnel de la villa. Charlotte, l’employée de maison, froide et secrète, reste désespérément insensible à ses tentatives. Heureusement, il y a Esteban, 10 ans, le fils de Charlotte, curieux et volontaire, dont la présence éclaire le quotidien de Lila.

Un jour, Karl reçoit une lettre de Pierre, son frère. C’est inattendu : leurs parents sont morts dans un accident domestique huit ans plus tôt, et ils ne se parlent plus. Lila se met alors en tête de les réconcilier, malgré le refus et la colère de Karl. Le doute s’installe dans l’esprit de la jeune femme. Que lui cache-t-il ?

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Second roman que je lis de cette auteure, et les émotions étaient au rendez-vous, comme pour « Doucement renaît le jour ».

Lila, 24 ans, graphiste, vit un amour parfait avec Karl. Elle quitte son village en Vendée pour s’installer chez lui, à Saumur, dans sa belle et grande demeure, tenue d’une main de maître par Charlotte, l’employée de maison. Changement de vie radical pour Lila, qui vient d’un milieu plutôt modeste. Tout commence comme une belle romance, on envie Lila, sa vie sans soucis, sa passion pour le dessin, ses amies, et surtout….son amoureux !

Il n’empêche qu’au fil des pages, le lecteur se questionne et cherche à gratter le vernis rose bonbon pour découvrir ce qu’il cache. Car, lorsque le frère de Karl, Pierre, se réinstalle à Saumur, tout bascule. Les deux frères ne se parlent plus depuis la mort accidentelle de leurs parents, huit ans plus tôt. Et lorsque Lila demande des explications, Karl s’emporte et se referme dans le silence. Ce fameux silence qui est d’or.

D’un œil neuf, Lila va tenter de découvrir qui est réellement Karl, loin de l’image qu’il lui retourne. Dans chaque famille il y a des secrets. Plus ou moins avouables. Delphine joue avec ces secrets, bâtissant une intrigue passionnante. Elle donne au lecteur la possibilité de se poser les bonnes questions, lui apportant du grain à moudre au bon moment.

La construction, proposant plusieurs intrigues gravitant autour de notre mystère principal, donne un rythme assez soutenu, le lecteur n’étant jamais au bout de ses surprises. La plume de Delphine est fluide, très agréable à lire, elle m’a transportée dans son univers. Les couleurs et le dessin sont omniprésents, apportant beaucoup de fantaisie. Cela m’a presque donné envie de me mettre au dessin. Bon, je vous rassure, je ne vais pas vous imposer cela, je dessine comme un manche à balai😀 !

Les personnages sont attachants, bien construits, riches. Delphine les a tous façonnés avec le plus grand soin. Lila est têtue et pleine de bonnes intentions. Avenante, bienveillante, elle cherche à réconcilier tout son petit monde et à briser la glace avec Charlotte, qui est un personnage vraiment énigmatique. Pourquoi est-elle si distante ? Pourtant, Esteban, son fils, est si joyeux. Lila peut compter sur ses amies, Prune et Célestine, pour la soutenir dans cette tourmente. En plein doute, elle aura bien besoin d’une oreille attentive et d’une épaule sur laquelle se reposer. Pierre, au premier abord, est charmant, tout comme Karl. Leur brouille les a fait évoluer différemment, ils ont muri avec des non-dits et des mystères. La preuve en est dans ce journal intime découvert par Lila. Chaque personnage a un rôle important à jouer dans cette exploration des sentiments humains.

La thématique des secrets de famille est bien creusée, pleine de sensibilité. Le lecteur se prend à vouloir, comme Lila, aider à la réconciliation. Aucun drame familial ne mérite une brouille à vie. Je n’ai pas pu m’empêcher de me questionner sur mes proches, mes amis, mes collègues. Que connait-on des autres ? Y a-t-il une personne au monde que l’on peut se targuer de connaitre à 100 % ? Les violences psychologiques sont également mises en avant, apportant de la profondeur et un enjeu supplémentaire à l’intrigue. Les dangers de la drogue, et, dans une moindre mesure, ceux engendrés par les réseaux sociaux sont abordés, assez légèrement, sans entrer dans les détails, mais permettant malgré tout une réflexion très pertinente.

« Lila appartenait à cette génération téléphone, mais elle avait vu trop de scènes de « solitude entourée », comme elle les nommait, pour y être accro. Ces groupes de jeunes qui se prenaient en photo et avaient l’air de passer une soirée formidable, alors que, dès la pose terminée, chacun replongeait dans son monde virtuel. Ces couples qui n’avaient plus rien à se dire et « conversaient » avec d’autres. »

La fin est bien construite, je me suis demandée pourquoi je ne l’avais pas devinée ! Tout simplement parce que je me suis laissée porter par l’histoire, par les personnages, leur vie, leurs choix, et parce que je ne me suis pas posée plus de question. J’ai surfé sur la vague des mots, et vous savez quoi ? C’est trop bon !

Un mot sur la couverture, superbe, je l’ai admirée durant toute ma lecture ! Bravo à François Lamidon, le graphiste qui l’a réalisée.

« Les couleurs du silence » est un roman doux, coloré, tout en nuances, qui se déguste lentement, comme une tasse de chocolat chaud, en en savourant chaque effluve. J’ai pris mon temps, enveloppée dans une bulle de bonheur. Une lecture apaisante et reboostante, dans laquelle il fait bon s’évader.

Je vous conseille vivement cette lecture, qui regroupe un trio gagnant : amour, suspense et secrets de famille ! Vous m’en direz des nouvelles !

« On dit que le bonheur n’est pas palpable, qu’il faut une prise de conscience pour s’apercevoir qu’il est là. Un petit soubresaut en soi, une vague sensation, une étreinte délicate comme une aile de papillon. Le sien, elle le touchait du bout des doigts. Son bonheur était Karl. Tout simplement. »

Je remercie Netgalley et Fleuve Éditions pour cette lecture.

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Ce qui m’a poussé à ouvrir ce livre : dans l’ordre d’apparition : l’auteure, la couverture, le titre et le résumé.

Auteur connu : j’avais adoré « Doucement renaît le jour », qui m’avait permis de découvrir Delphine. Elle fait désormais partie des plumes à suivre. « Les couleurs du silence » est son troisième roman.

Émotions ressenties lors de la lecture : Delphine est associée à des émotions positives, chaudes, apaisantes. Passionnée par cette histoire, j’ai ressenti beaucoup de joie et de satisfaction en tournant les pages, même si certaines révélations m’ont déconcertée.

Ce que j’ai moins aimé : RAS

Les plus : la plume, le thème, la plume, les personnages le rythme, l’amour, le suspense.

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