« L’œil du chaos » de Jean-Marc DHAINAUT

Informations :

Titre : l’œil du chaos

Auteur : Jean-Marc Dhainaut

Éditeur : Taurnada

Nombre de pages : 256 pages

Format  et prix : broché 9,90 € / numérique 5,99 €

Date de publication : 8 juillet 2021

Genre : thriller d’anticipation

Résumé :

Tandis qu’une canicule sans précédent frappe l’Europe, Théo, un jeune lycéen de 17 ans, est terrifié quand il réalise que les photos qu’il vient de faire dévoilent l’horreur et le chaos 21 jours à l’avance…
Mais personne ne le croit. Et lorsque, partout dans le monde, le courant disparaît, les avions s’écrasent et que toutes les cloches des chapelles et des églises se mettent à sonner inexplicablement, il est déjà trop tard.
Théo est alors loin d’imaginer l’incroyable mission de survie et d’espoir que le destin lui réserve.

Un thriller d’anticipation à la frontière du réel, percutant et chargé d’émotions.

Mon avis :

Le prologue donne le ton, entre tempête solaire et réchauffement climatique, je sens que ça va me plaire !

Le chapitre 1 nous plonge dans un débat passionné à propos du changement climatique entre Stanislas Berquou, climatologue et Igor Ivanev du CNES (Centre National d’Etudes Spatiales). Une terrible catastrophe se produit en direct. On en sait pas plus, mais c’est grave ! Nous sommes le 7 juillet.

La suite commence trois semaines auparavant. Le lecteur ronge son frein, avide de connaître la vérité. Un harponnage en bonne et due forme, le meilleur est à venir ! Je me régale déjà.

Nous sommes dans les Pyrénées Orientales, Théo Langevin, 17 ans, élève en première, a une passion : photographier la nature. Son compte Facebook où il publie ses clichés compte 6000 abonnés. Il vit avec ses parents et Bastien, son petit frère de 10 ans. Il partage sa passion avec Denis, son meilleur ami.

En ce mois de juin, la canicule sévit déjà sévèrement. L’eau est devenue une denrée rare, conséquence des sécheresses répétées. Il en résulte une certaine tension dans la population, rendant l’équilibre social vacillant. Les diverses restrictions auront rendu les gens individualistes.

Théo va trafiquer l’objectif d’un vieil appareil photo, le transformant en kaléidoscope expérimental. Sauf que les photos prises avec cet engin se révèlent être des clichés du futur, avançant dans le temps de 3 semaines, pour être précis, soit début juillet, vous me suivez ? Devant cette improbable fenêtre futuriste, Théo est terrifié, d’autant que ce qu’il voit a de quoi faire peur. Il va découvrir avant tout le monde la fameuse catastrophe du 7 juillet. Le jeune homme va bien tenter de lancer l’alerte, mais personne ne le croit, pas même ses parents.

Je vous préviens, après la lecture de « L’œil du chaos », vous aurez une envie irrépressible de faire des stocks de boîtes de conserves, de dénicher une vieille CB (Citizen Band, pas Carte Bleue hein) dans une brocante, et une palette de pots de peinture. Car même si ce roman est un bijou fantastique, le réchauffement climatique est bien réel, et qui ne nous dit pas que ce chaos n’est pas ce qui nous pend au nez dans les prochaines années ? Ce roman m’a énormément bousculée, je suis très sensible aux questions climatiques et environnementales, j’essaye au maximum de préserver notre planète à ma petite échelle. Que faisons-nous, ici et maintenant, pour éviter la catastrophe climatique pourtant annoncée depuis plusieurs décennies ? Comment allons-nous réagir lorsque ce sera trop tard ? Et que le chaos sera là ? Autant de questions que l’on se pose et auxquelles Jean-Marc nous donne sa vision des choses.

La tension monte très rapidement et le lecteur est embarqué avec Théo. La lutte pour survivre est sans merci, l’adage « marche ou crève » prend tout son sens. Car c’est bien de cela dont il est question : comment survivre lorsque la société telle que nous la connaissons s’est effondrée ? Jean-Marc nous dévoile le côté le plus sombre de l’humanité. Avec sa plume qui claque, cinglante et minutieuse, il ne laisse rien au hasard. Sa théorie est très bien documentée et détaillée. Le rythme est soutenu, les temps morts n’existent pas. Il y a toujours une petite phrase intrigante à la fin des chapitres, pour nous empêcher de mettre notre lecture en pause.

Les personnages sont peu nombreux, mais leur personnalité est complexe. Théo va mûrir plus vite que prévu, apprenant sur le tas, faisant des erreurs aux conséquences redoutables. Il sera formé par Drazic, ancien militaire vivant reclus dans une cabane perdue dans les bois, loin de cette société malsaine qui lui a tout pris. Je l’ai beaucoup apprécié, le trouvant très touchant et humain sous la carapace visant à le protéger.

La fin nous laisse découvrir une faible lumière au bout du tunnel. L’homme serait-il doté d’un cœur ? Quand je vois les réactions face à la pandémie qui ravage le monde depuis plus d’un an, franchement, j’ai de sérieux doutes. L’avenir nous donnera la clé. Car qui c’est, le Covid, c’est peut-être le début du chaos…

Un très bon roman que je vous conseille.

« Il méditait désormais en comprenant que la vie, c’était bien plus que ce que chacun imaginait. Que ce n’était pas de se lever tous les jours à 5 heures pour aller au travail, avoir des loisirs pour évacuer le stress, s’effondrer devant son dernier relevé de banque au solde négatif ni de courir après le temps qui passe de plus en plus vite. (…) La vie, la vraie, ne la trouvent que ceux qui la cherchent vraiment (…). »

Je remercie Joël Maïssa et les Éditions Taurnada pour cette lecture.

#LœilDuChaos  #JeanMarcDhainaut  #Taurnada

l oeil du chaos838811345088176716..jpg

En bref :

Ce qui m’a poussé à ouvrir ce livre : Taurnada est une maison d’édition que je suis les yeux fermés. Leurs choix éditoriaux se révèlent très pertinents et chaque nouvelle lecture est un pur bonheur pour moi. Le résumé de « L’œil du chaos » m’a interpellée.

Auteur connu : ce n’est pas le premier roman de Jean-Marc, pourtant, je n’avais encore jamais eu l’occasion de le lire. J’ai découvert un auteur au talent de conteur indéniable.

Émotions ressenties lors de la lecture : les émotions étaient au rendez-vous avec cette lecture. Dont le désespoir. La peur, l’angoisse, l’envie de révolte, beaucoup d’empathie pour Théo et Drazic, une lueur d’espoir malgré tout à la fin.

Ce que j’ai moins aimé : je ne trouve rien à redire dans ce roman.

Les plus : le récit, qui bouscule, qui donne à réfléchir, les personnages forts et déterminés, la plume.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s